Histoire de la coopération

Les caves coopératives vinicoles sont nées et se sont développées à la suite des grandes crises économiques et sociales qui ont épisodiquement secoué le vignoble français au cours du XXème siècle.

Le dernier quart du XIXème siècle fut marqué par les attaques des vignes par un insecte amené des Etats-Unis d’Amérique, le phylloxera : de nombreux vignobles sont détruits et la production vinicole se raréfie. Les viticulteurs ne restent pas inactifs, ils reconstituent les vignobles.

Face aux difficultés grandissantes, les viticulteurs prennent conscience de la nécessité de se grouper pour essayer de résister à la pression du négoce née de l’inadaptation des volumes entre l’offre et la demande ; ils s’orientent vers des structures coopératives. S’unir pour produire et commercialiser n’était pas une idée nouvelle.

A son début, le mouvement coopératif est « essentiellement un instrument crée dans le cadre d’un idéal mutualiste, pour offrir à la petite et moyenne propriété de type familial, des conditions d’exploitations qu’elles ne peuvent à elles seules s’offrir tout en leur permettant de survivre aux crises successives ». La cave coopérative vinicole avait deux objectifs. D’une part, décharger le vigneron des soucis de la vinification et de la conservation, et d’autre part, assurer la commercialisation aux meilleures conditions.

Malgré la loi de 1907 autorisant les prêts collectifs à long terme, les créations de caves coopératives vinicoles restent peu nombreuses et ne s’implantent que très lentement jusqu’à la première guerre mondiale. En 1919, il n’y a en France que 82 caves coopératives vinicoles et 3 en Algérie.

Au cours de la guerre, la décision de distribuer du vin aux soldats, ainsi que le don des vignerons du Languedoc de 20 millions de litres de vin à l’armée « pour soutenir le moral de la troupe » (don qui peut être considéré comme un acte de communication publicitaire en faveur du vin) permirent aux soldats venus de régions où le vin n’était consommé qu’exceptionnellement de se familiariser avec cette « boisson totem des français ».

 

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